Paris, 1959. Un réalisateur inconnu, un producteur aventureux, un budget dérisoire, une équipe minuscule, et le projet fou de tourner un premier film en vingt jours avec un embryon de scénario sur un voyou en cavale et sa petite amie, incarnés par un boxeur amateur (Jean-Paul Belmondo) et une star d’Hollywood en quête d’évasion européenne (Jean Seberg). C’est évidemment À bout de souffle, chef-d’œuvre fondateur de la Nouvelle Vague, que signera un Jean-Luc Godard de 29 ans. Avec son deuxième film de l’année, Linklater rend un hommage ludique et charmant à cette aventure cinématographique pas comme les autres. Nouvelle Vague étincelle d’un somptueux noir et blanc pour retracer avec un humour nonchalant les coulisses d’un tournage aussi chaotique que révolutionnaire. Tirant partie de sa bande de jeunes interprètes formidables, le film célèbre non seulement l’audace et l’irrévérence d’un grand maître, mais aussi son humanité et sa liberté.